Andre Iguodala se sentait frustré à Philly

octobre 12, 2012 3 commentaires »

Souvent décrié à Philly, malgré 8 ans de bons et loyaux services, Andre Iguodala n’a jamais semblé heureux, ni serein avec les 76ers. Sans doute en raison des rumeurs constantes de transferts et des critiques faites à cause de son contrat jugé beaucoup trop élevé.

Parti cet été du côté de Denver, « Iguy » a confirmé cette impression lors d’un entretien avec Matt Moore de CBSSports.com, dans lequel il revient sur ses années à Philadelphie.

« Je n’ai pas vraiment apprécié le basket ces deux dernières années, » a révélé Iguodala. « L’an dernier, c’était une année géniale pour nous, mais cela n’effaçait pas les critiques de tous les jours. »

« À Philly, je menais l’équipe à la passe. Donc on m’a désigné comme le créateur, le facilitateur, mais on ne me mettait pas dans cette position sur le terrain.  Lorsque nous perdions c’était parce que je ne marquais pas assez. Mais quand nous gagnions et que le jeu était fluide, c’était ‘Andre rend le jeu plus facile’. Donc mon but était d’y aller et de faire ce que je savais faire : tirer le meilleur parti de mes coéquipiers. »

Souvent sous-estimé, Iguodala a toujours été considéré comme un simple défenseur incapable de prendre ses responsabilités de franchise player. Pourtant, l’ailier américain assure qu’il n’a pas eu le choix et qu’il a simplement respecté les décisions du staff.

« Les gens ont juste le sentiment que vous êtes juste un défenseur, vous êtes juste un athlète, blah, blah, blah. Je pense que cette perception est basée sur mes deux dernières années à Philadelphie parce que j’étais l’animateur. Ils ne voulaient pas que j’aille sur le terrain pour scorer 20-25 points parce que quand je le faisais, les gens disaient que l’on ne pouvait pas gagner. »

Lors de sa meilleure saison, en 2007-08, Iguodala tournait alors à 19.9 pts (+5.4 rbds et 4.8 pds) contre seulement 12.4 points l’an dernier. Pourtant, ses stats aux tirs n’ont cessé d’augmenter, particulièrement à longue distance.

« Lors de sa première année, Doug Collings ne voulait pas que je shoot à trois points. L’an dernier, je me suis dit : ‘tant pis, je shoot’. Et qu’est-ce qui s’est passé ? J’ai shooté à 39% à 3pts, dans le top25 des shooteurs de la ligue et pourtant je ne suis pas supposé  être un shooteur. En gros vous travaillez dur pendant tout l’été et on vous dit de ne pas appliquer ce que vous avez bossé. »

Des problèmes qu’il ne devrait pas rencontrer cette saison du côté de Denver où il sera coaché par George Karl.

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