Doc Rivers prend la responsabilité du départ de Ray Allen

août 1, 2012 2 commentaires »

Ce n’est un secret pour personne. La relation conflictuelle entre Rajon Rondo et Ray Allen a été déterminante dans la décision du shooteur de quitter les Boston Celtics, cet été, pour rejoindre Miami.

Même Doc Rivers ne le cache pas. Interrogé par Adrian Wojnarowski, le coach des Celtics a avoué qu’Allen avait très mal vécu la prise de pouvoir de Rondo. Mais celui-ci tient à décharger son meneur. Le seul responsable de ce changement de leadership, c’est lui.

« Les gens peuvent justifier le départ de Ray (Allen) par les problèmes qu’il avait avec Rondo – et c’est sans doute le cas – mais c’est moi le vrai responsable. Je suis le gars qui a donné la balle dans les mains de Rajon. Je suis le gars qui a décidé qu’il fallait qu’il soit un peu plus le leader de l’équipe. Cela ne veut pas dire que cela plaisait aux joueurs – cela n’a pas plu à Ray – parce que Rondo a maintenant tout le temps la balle. »

Au début de la saison dernière, Rivers a donc décidé de laisser à Rondo une totale liberté en attaque, au risque de froisser les autres joueurs de l’équipe, Ray Allen en tête.  Un choix qu’il justifie.

« Pensez à tout ce qu’il (Allen) a dit lors de son départ de l’équipe. ‘Je souhaite avoir plus de responsabilités en attaque. Tout reposait sur Rondo.’ Et je regarde cela et je dois dire que ce n’est pas la faute de Rondo. C’est ce que je voulais que Rondo fasse et c’est ce qu’il devait faire. Parce qu’il en a les capacités, le talent. Il est le meilleur passeur de la ligue, il sent le jeu comme personne en NBA. Ce n’est pas un grand shooteur, donc il a besoin d’avoir la balle dans les mains pour être efficace. C’est ce qui a dérangé Ray. »

En plus de ce conflit avec Rondo, Allen n’a sans doute pas apprécié avoir été enlevé du cinq de départ au profit d’Avery Bradley. Encore une fois, Rivers assume cette décision.

« Pour ce qui est d’avoir mis Ray sur le banc, je pense que c’était la bonne chose à faire. En faisant ce qu’il fallait, nous l’avons peut-être perdu. Mais si je ne l’avais pas fait, j’aurais été hypocrite. Au début de l’année, je dis à mes joueurs que ‘les choix que je prendrai pendant la saison ne seront peut-être les meilleurs pour les individualités, mais ils le seront pour l’équipe. »

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